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marin nicheur
marin
terrestre nicheur
terrestre
introduit

espèce endémique
sous-espèce endémique

Liste Rouge (VU: vulnérable; EN : en danger; CR : en danger critique d'extinction)
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BirdLife International

 

 

cèmuhî:  bun-hê-wii    français:  Ptilope vlouvlou     païcî:  déa-mû

 
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marin nicheur
oiseau

Ordre : COLUMBIFORMES
Famille : Columbidae

Nom français officiel : Ptilope vlouvlou
Nom latin : Drepanoptila holosericea

Autres noms : Pigeon soyeux
Nom anglais : Cloven-feathered Dove
 
oiseau

 
   

[Grande Image]

Description

Présentation générale : Ce pigeon est l’un des plus beaux oiseaux de Nouvelle-Calédonie. Son nom en français provient du sifflement que fait l’extrémité des rémiges bifides lorsque l’oiseau s’envole.

Caractéristiques : Le mâle, assez grand (de 28 à 32 cm) possède un corps puissant. Il est de couleur vert brillant sur la tête, la poitrine, le dos et les cuisses. Sur les ailes et la queue, les parties dorsales vertes sont marquées par des bandes transversales claires. Les plumes du front forment un renflement. Le bec est petit, étroit, bleu-vert à la base et noir à son extrémité. Son œil est brun-rouge, sa paupière bleu-vert. Le ventre est jaune avec des reflets verts, les sous-caudales sont jaune d’or. Une ligne blanche part sous le bec et descend en s’amincissant jusque sur la poitrine. Deux lignes séparent la poitrine du ventre. La supérieure, d’un blanc pur est soulignée d’une bande noire plus épaisse. Les pattes sont de couleur brun-lilas. Les tarses sont recouverts de plumes blanches pures et soyeuses, lui donnant l’impression d’avoir des guêtres. La femelle est plus petite (de 23 à 26 cm) et de couleur plus terne. Toutefois elle présente de manière atténuée toutes les caractéristiques du mâle.

Espèces semblables : C’est une espèce endémique au niveau du genre, très particulière. Ne pas la confondre sur le terrain avec le Pigeon ver

Ecologie

Ce pigeon arboricole et frugivore vit dans les forêts humides sempervirentes ou les forêts galerie. Il n’est toutefois pas rare de l’observer, dans les zones de savane à Niaoulis (Melaleuca quinquenervia) adjacentes. Il se nourrit de baies (en particulier celle des Ficus) et de fruits dont le diamètre est inférieur à 18 mm. C’est un bon disséminateur de graines puisque seule la pulpe est digérée, la graine étant rejetée intacte.

Reproduction


La reproduction se situe entre septembre et janvier. Le femelle construit seule un nid de brindilles très rudimentaire. L’unique œuf, blanc et allongé (36 x 25 mm) est couvé pendant 21 jours par la femelle qui nourrira seule le poussin.



Conservation

Population et tendances : Il est difficile d’estimer la population de cette espèce cryptique dont seul le mâle chante. Il émet un wou wou wou (de 3 à 5 cris) sonore et caverneux en se penchant vers l’avant, la tête contre la poitrine. Toutefois, une oreille avertie pourra détecter un sifflement produit par l’extrémité bifide des rémiges lors de l’envol. Sa population a été estimée à 140 000 individus par Ekstrom et al. (2002). Des rassemblements de plusieurs individus peuvent être observés sur des banians en fruits.

Répartition : Espèce d’un genre endémique à la Grande Terre.


Mesures à prendre :
Cette espèce est inscrite sur la liste rouge de l’UICN au titre d’espèce quasiment menacée (NT). Bien qu’il soit strictement protégé, ce pigeon est toutefois toujours victime du braconnage. Cette menace constitue, avec la perte d’habitat, le principal risque à surveiller.

 

Références

Sources utilisées : Ekstrom et al., 2002 Hannecart et Letocart, 1980
Pour en savoir plus sur ces sources : reportez-vous à la bibliographie ou faites une recherche sur les noms d’auteurs.

Auteur(es) de la fiche : Jacques Morel

 

 

 
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