Dans les années 80, BirdLife
International et l’International
Wetlands Research Bureau (IRWB –Bureau
international de recherche sur les zones humides) ont identifié,
pour le compte de la Commission des Communautés européennes
et du Conseil de l’Europe, un ensemble de sites importants
pour la protection d’espèces sensibles en Europe.
Bien que restées
relativement confidentielles, ces analyses scientifiques ont été d’une
grande utilité pour la planification et la conservation,
en particulier dans le contexte de la Directive
79/409/CEE sur
la conservation des oiseaux sauvages. |
|
Convaincu
de la puissance de cet outil de conservation, BirdLife
International a commencé la collecte, puis la diffusion des données ornithologiques
nécessaires à l’identification des sites les plus importants
pour l’avifaune sur l’ensemble du continent européen.
La publication, en 1989, de cette analyse dans un livre intitulé "Important
Bird Areas in Europe" a marqué la naissance des Zones Importantes pour la Conservation des Oiseaux (ZICO ou IBA – Important
Bird Areas).
Cette démarche reconnue a été étendue
au reste du monde, d’abord au Moyen-Orient (parution de l’annuaire
des sites en 1994), puis en Afrique (2001) ainsi qu’en Asie et sur
le continent américain. A l'échelle de chacune de ces régions,
les analyses nationales sont confiées au partenaire local
de BirdLife International.
En 2000, à l’exception
de l’Australie, aucun pays de la région Pacifique
n’avait achevé la délimitation d'IBA. Soucieux
de ce retard, BirdLife International a, avec la Ligue
pour la Protection des Oiseaux (LPO), son partenaire français et la SCO,
proposé à la Commission Européenne de financer
un projet intitulé « Gestion
durable des sites importants pour la biodiversité dans le Pacifique ». Au cours
de ce processus, le 16 novembre 2001, la Société Calédonienne
d’Ornithologie (SCO) est devenue le représentant
officiel de BirdLife International en Nouvelle-Calédonie
et par conséquent l’interlocuteur principal de BirdLife
International pour le projet IBA en Nouvelle-Calédonie.
|
|
Cet
engagement a porté ses fruits car, fin 2002, la Commission Européenne et Darwin Initiative ont décidé de financer le projet à hauteur
de 230 millions de francs Pacifique (1,92 million d’euros). Le projet
doit durer cinq ans et concerne l’ensemble du Pacifique même
si, par l’emploi de personnel, l’accent est mis sur Fidji,
Palau, la Polynésie française et la Nouvelle-Calédonie.
Dans ce dernier Territoire, il est prévu que le projet dure
deux ans et bénéficie d'une subvention de 22 millions de
francs Pacifique (184 000 euros).
La
SCO a unanimement accepté son rôle
de maître d’œuvre local le 16 avril 2003.
Le projet a été construit de manière à ce
que les acteurs locaux de la protection de l’environnement y collaborent
pleinement grâce à leur
implication dans le Comité Directeur.
Cet organe s’est constitué à l’issue
d’une
réunion de présentation du projet à la Fédération
des Œuvres Laïques de Nouméa, le 10 juillet
2003. La SCO et le Comité Directeur ont recruté Jérôme
Spaggiari au poste de Responsable du projet IBA en Nouvelle-Calédonie
le 19 octobre 2003. Ce dernier, aprés avoir suivi une formation d’une semaine sur le Projet IBA, a pris
ses fonctions le 16 février 2004.
|
|
| |
|
|
|
|