Le bulletin au format pdf
L’année 2008 aura été l’année « espèces » avec à l’honneur plusieurs de nos espèces phares, expertisées avec BirdLife à l’occasion de l’actualisation de la liste rouge de l’UICN où la voix de la SCO a été prépondérante et entendue. Pour plusieurs d’entre elles, des plans d’action ont été poursuivis, engagés ou recommandés.
- Le Méliphage noir va probablement passer sur la liste rouge de l’UICN, de « menacé d’extinction » (EN) au niveau le plus critique de menace (CR : gravement menacé d’extinction). C’est l’espèce terrestre la plus rare et menacée de Nouvelle-Calédonie, connue seulement d’une zone restreinte dans la région de la rivière Bleue/Kouakoué/Pourina.
- Un plan Cagou, destiné à coordonner les actions visant à la connaissance et la conservation de cet emblème de la biodiversité calédonienne (statut EN) a été réfléchi et travaillé avec l’ensemble des acteurs concernés.
- A Ouvéa, la SCO participe de longue date aux côtés de l’ASPO à l’exécution du plan de conservation de la Perruche d’Ouvéa (EN), notamment par la réalisation de suivis depuis 1993 de l’évolution des effectifs de l’oiseau, qui sont en cours d’analyse et montreraient un redressement spectaculaire des populations.
- L’opération SOS Pétrel, se poursuit avec pour objectif de contribuer à la sauvegarde de deux espèces marines sur la liste rouge, le Pétrel de Tahiti (NT) et surtout le rare Pétrel de Gould (ou calédonien) (VU).
- Avec l’aide des provinces nord et sud et au travers de notre projet Packard, la distribution des sites de nidification de la très rare Sterne néréis (classée Vulnérable par l’UICN en 2008) a pu être précisée et les facteurs nuisant à l’espèce ont été mis en évidence.
Voilà un rapide aperçu d’une partie des actions pour lesquelles nous avons tout lieu d’être fiers. Il faut maintenir l’effort naturellement, sachant que l’impact humain local, direct (dérangements sur les îlots, déforestation à Ouvéa) et indirect (espèces envahissantes partout) et l’effet global (changement climatique) menaceront encore longtemps et hélas en s’amplifiant la magnifique bio-diversité calédonienne.
Nicolas Barré |